le travail humain ne doit pas être une marchandise !

Publié le par Frédéric Vanpoulle

 

Citation Rudolf Steiner sur « marchandises »

 

Fondements de l’organisme social page 49

 

Dans l’antiquité, il y avait des esclaves. L’homme entier était vendu comme une marchandise. Par le servage, c’était un peu moins de l’homme, mais cependant une partie de l’être humain lui-même, qui a été incorporé dans le processus économique. Le capitalisme est devenu la puissance qui impose encore à une partie de l’être humain : à sa force de travail, le caractère de marchandise…

 

Puis page 50

 

On voit comment est apparue dans l’histoire contemporaine, la forme actuelle de l’économie ; on voit aussi que cette forme a imprimé au travail humain son caractère de marchandise. Mais on ne voit pas que ce la provient de la nature intrinsèque de la vie économique ; tout ce qui entre dans la vie économique reçoit obligatoirement ce caractère de marchandise. L’économie consiste en effet à produire et à consommer judicieusement des marchandises. On ne pourrait donc enlever ce caractère au travail humain, si l’on ne trouvait pas le moyen de l’arracher du processus de l’économie. L’effort ne doit pas être dirigé vers la transformation du processus économique pour que la force de travail y trouve son droit ; l’effort doit porter sur la résolution de ce problème : comment peut-on faire sortir cette force de travail du processus de l’économie pour qu’elle soit définie par des forces sociales aptes à lui enlever le caractère de marchandise ?

 

Puis page 51

 

La pensée moderne n’a pas appris à séparer deux facteurs tout à fait différents qui s’insèrent dans l’activité économique : d’une part, la capacité de travail qui est liée à l’homme ; d’autre part, ce qui, indépendamment de l’homme, de par son origine, suit le chemin que la marchandise doit prendre de la production à la consommation. Une pensée saine à ce sujet saura d’une part dégager le véritable aspect du travail et, d’autre part, grâce à cette façon de penser, montrer quelle position l’activité économique doit adopter dans l’organisme social.

Arrivé à ce stade, on peut déjà pressentir que la « question sociale » se scinde en trois questions particulières : par la première, on aura à orienter la forme saine que doit prendre la vie spirituelle dans l’organisme social ; la seconde envisagera les rapports justes du travail et de la vie collective ; comment l’activité économique doit agir en cette vie pourra résulter de la troisième question.

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