influence de nos mouvements ( eurythmiques) sur la croissance des plantes !

Publié le par Frédéric Vanpoulle

Voici un article venant de la revue Biodynamis, malheureusement sans les photos, très parlantes.
L'eurythmie est un art du mouvement, utilisé en pédagogie et en soins..
C'est aussi une aventure incroyable où l'auteur tombe malade, se guérit grâce à l'eurythmie, et veut ensuite prouver que ce n'est pas une question de foi mais d'eurythmie : elle commence à expérimenter sur le s plantes...
( le corps éthérique est (peut-être) appelé corps énergétique dans les médecines énergétiques, en tout cas cela se rejoint. Rudolf Steiner explique notamment que la vie est lié à l'éthérique, et le s pensées et l'amour se manifestent dans l'éthérique.)

L' eurythmie, un art de l'harmonie
L’eurythmie est un art qui allie à la fois chant, danse et religion, poésie et peinture,
sculpture, architecture et médecine, astrologie.
Cet art est né de la perception clairvoyante et intuitive de Rudolf Steiner des forces
intelligentes agissant harmonieusement à travers l'univers tout entier. Il est avant
tout un art de la scène apparenté au théâtre. Appelé Eurythmie par Marie von Sivers
à sa première ébauche en 1912, ont vu le jour successivement l'eurythmie pédagogique
destinée en premier, mais pas uniquement, aux élèves des écoles Steiner-
Waldorf et l'eurythmie de santé destinée à stimuler consciemment les forces de
guérison en chacun de nous.

N° 57 PRINTEMPS 2007 - BIODYNAMIS 1
RECHERCHE
Créer de nouvelles
variétés de plantes
grâce à l’eurythmie

Interview de Tanja Baumgartner
Marc Belbéoch, eurythmiste et porteur du projet présenté en fin de
cet article, a rencontré pour Biodynamis Tanja Baumgartner,
eurythmiste Suisse, pour nous décrire les recherches qu’elle a mis en
place en collaboration avec d’autres chercheurs.


N° 57 PRINTEMPS 2007 - BIODYNAMIS 3
Marc Belbéoch : Tanja, tu es eurythmiste,
membre de la Fondation suisse
Sampo pour la recherche anthroposophique
dans le domaine des arts et de la
science, et tu es à l'initiative d'un projet
avec le KIKOM (Instance Collégiale
pour les Médecines Complémentaires) de
l'Université de Berne sur l'influence des
mouvements eurythmiques sur la croissance
des plantes. Comment tout cela a-til
commencé ?
Tanja Baumgartner : En 1986 j'ai terminé
mes études d'eurythmie à l'école de
Zuccoli à Dornach (CH) et j'ai eu plusieurs
propositions de travail artistique
sur la scène, en particulier à l'école d'eurythmie
d’Oslo que j'ai décliné. J'ai pris
une année entière pour m'enlever toutes
les habitudes prises à l'école d'eurythmie.
J'ai senti combien tous les mouvements
de mes professeurs vivaient en moi, que
c'était une possibilité, pourquoi ne pas
imiter ces modèles, mais j'avais envie de
chercher les miens. J'ai donc passé une
année à me déconstruire, et à étudier "la
Philosophie de la liberté" (ouvrage fondamental)
et "les douze points de vue" de
Rudolf Steiner. Il y a aussi eu une phrase
de Zuccoli qui me revient toujours à
l'oreille : "Les figurines d'eurythmie sont
le salut de l'Eurythmie." Je les connaissais
déjà à l'école Steiner de Bâle où j'ai
fait toute ma scolarité, mais je les trouvais
bizarres, elles m'attiraient beaucoup
mais je n'arrivais pas à me relier à elle. Et
puis des personnes sont venues me voir
pour de graves problèmes de santé. Je ne
les ai pas cherchées, car je n'ai pas fait la
formation d'eurythmie curative. Environ
25 ou 30 personnes. Un exemple parmi
d'autres pour te montrer le genre de défi
qui m'était posé : une jeune femme de 20
ans a été opérée d'une grosse tumeur au
cerveau. Cela est venu tellement vite qu'il
a fallu l'opérer en urgence et que le centre
cérébral moteur a été amputé en partie.
Quand elle s'est réveillée, tout son côté
gauche était paralysé. C'était une jeune
femme très intelligente, elle voulait étudier.
Elle a fait de la rééducation, et aussi
de l'eurythmie curative. Mais là elle n'a
pas eu de chance, elle est mal tombée. Ça
n'a pas du tout marché. Sa soeur qui est
une camarade de classe lui a dit : "Va
voir Tanja, elle travaille autrement, peutêtre
elle va t'aider." Elle est venue à
contre coeur. Tout son côté gauche pendait
comme un poids mort. Elle pouvait à
peine bouger la main de 20 centimètres le
long du corps. J'ai pensé : "Mon Dieu,
paralysie, cerveau physique défectueux,
est-ce qu'on peut faire quelque chose ?" Il
y a une phrase de Rudolf Steiner qui
disait qu’en eurythmie, le mouvement
physique doit devenir éthérique. On
nous l'a dit et redit à l'école d'eurythmie.
Bon. Le corps physique est
endommagé, mais le corps éthérique
est intact. Si le mouvement eurythmique
peut vraiment activer le corps
éthérique, alors peut-être que le corps
physique suivra. C'était pour moi la
pierre de touche ! J'ai commencé avec
la série donnée pour les nerfs et le
sang, la lettre D. Et nous avons travaillé
une année entière la seule sonorité
D, chaque semaine une heure.
Mais ce n'était jamais pareil.
Maintenant je te l’expliquerai comme
ceci : chaque sonorité est comme un
paysage dans lequel on peut voyager.
Et tu peux développer ta sensibilité
pour en découvrir toutes les nuances,
les métamorphoses, sans jamais t'ennuyer.
M. B : Et cette jeune femme, y a-t-il eu
une amélioration de son état ?
T. B : La première difficulté était qu'elle
n'était pas du tout centrée. J'ai remarqué
plus tard, en donnant des cours, que faire
la découverte de son centre et la possibilité
d'agir à partir de là était une expérience
essentielle de la vie. C'était comme
le chas de l'aiguille. Après plusieurs mois
elle pouvait le sentir, alors que son côté
gauche était au départ comme un corps
étranger. Il a fallu bien entendu que je
l'aide à bouger son bras, puisqu'il était
paralysé. Je lui disais : "accompagne moi,
ressens juste la qualité du mouvement".
Et comme dans un rêve, elle a
senti ce que je lui demandais. Et ce rêve
est devenu plus conscient, jusqu'à ce que
je me retire petit à petit et qu'elle vive
elle-même cette qualité, qu'elle puisse la
vivre indépendamment de moi.
Librement. Et avec le D on est descendu
du buste dans le bras petit à petit, jusque
dans les doigts. Et après le D, on a travaillé
le L et d'autres sonorités encore.
Les médecins lui avaient prédit que si
elle travaillait beaucoup, peut-être arriverait-
elle à monter le bras jusqu'à l'épaule
mais pas plus haut. Physiologiquement il
était impossible de faire mieux. Au bout
de 2 ans elle pouvait faire elle-même le
mouvement du L au-dessus de la tête.
Elle en pleurait, parce qu'elle n'y croyait
pas elle-même. C'était pour moi une expérience
clef de voir qu'elle pouvait prendre
en charge son corps éthérique, le renforcer
et ainsi réactiver son corps physique.
J'ai eu d'autres expériences tout aussi dramatiques,
et concrètement j'ai pu voir
combien les sonorités en eurythmie agissent
puissamment.

Puis je suis tombée moi-même très gravement malade. Avec
un peu de chance, dans mon cas la guérison
pouvait se faire en 2 ans, sinon cela
pouvait devenir chronique et devenir une
maladie qui traîne toute la vie. J 'étais en
train de mourir, et j'ai demandé à mon
corps : "De quoi as-tu besoin ?". Je n'ai
pas eu une seule seconde l'idée de regarder
dans le cours d'eurythmie curative et
d' en feuilleter les pages. Je suis passée à
travers l'alphabet et j'ai senti par 2 fois
que c'était comme une nourriture. Et j'ai
pratiqué ces deux sonorités. Et les signes
de maladie sont partis aussi vite qu'ils
sont venus. Le médecin a dit que c'était
impossible. Qu'il ne comprenait pas, qu'il
devait y avoir eu une erreur dans les analyses
du sang ! Et en 3 mois j'étais complètement
guérie. Mon beau-père est un
pharmacien tout à fait normal, et il m'a
trouvé complètement folle d'écarter tous
les médicaments, irresponsable. À ma
guérison, il a été content bien sûr, mais il
pensait que c'était peut-être une question
de foi, que ça n'avait rien à voir avec l'eurythmie.
Ça m'a énervée qu'il remette en
question mon expérience comme ça. Je
devais trouver un moyen de prouver l'effet
des mouvements eurythmiques.
M. B : Et tu as trouvé ?
T. B : Très vite j'ai pensé aux plantes,
parce que ce sont des créatures purement
éthériques. On ne peut pas dire qu'elles
veulent ou pas, que c'est une question de
foi, etc. Elles réagissent ou pas. Mais
quelles plantes ? Et comment travailler
avec elles ? Une petite anecdote à ce
propos : je travaillais dans le jardin sous
une glycine. Tout à coup j'entends
"Pan !" et je reçois quelque chose sur le
nez. J 'étais furieuse contre les enfants du
voisinage. Je leur ai crié d'aller jouer
ailleurs avec leurs pistolets. Quand je me
suis retournée : personne. Je me suis sentie
un peu bête. De nouveau "Pan". J'ai
levé la tête, et j'ai vu les cosses de la glycine
s'ouvrir, éclater et les graines rebondir
contre le mur. Elles sont très belles,
très esthétiques. J'ai cueilli toutes les
cosses et les ai mises dans un sac en
papier pour les montrer à mon mari. Et le
soir j'ai commencé à raconter mon histoire
quand toutes les cosses ont explosé
en même temps dans le sac. On a beaucoup
ri ! J'ai pensé qu’il se passait quelque
chose. Quelqu'un veut me dire quelque
chose. Comme si les graines disaient :
"Fais quelque chose avec moi !" Voilà
comment ça a commencé. J'ai choisi une
sonorité pour chacun des quatre éléments
: R pour l'air, L pour l'eau, B pour
la terre, et S pour le feu, à cause des
vrilles de la glycine. Puis j'ai préparé
quatre pots, je les ai marqués, j'ai pris les
graines dans la main et je les ai traitées
avec les sonorités pendant trois-quatre
jours. Il a fallu trouver le temps de traitement des
graines : 5 minutes par jour pendant 3
semaines, une semaine une fois une demiheure
par jour et une semaine une fois 10
minutes par jour. Avec le cresson, tu vois
déjà les résultats au bout de quatre jours.
Déjà, cela soulève d'énormes questions :
comment et où une graine sèche peut-elle
garder l'information d'un traitement par le
mouvement ? En gros les résultats sont :
le traitement par le geste eurythmique du
B freine la croissance et celui du L favorise
la croissance, avec d'énormes différences
sur le temps de traitement. Il a
fallu ensuite mettre 16 graines exactement
dans des petits sacs en plastique
avec de l'eau distillée. Il y en a eu des
centaines de sacs à traiter. Puis il a fallu
les photocopier au bout de quatre jours,
les numériser pour fixer les processus, les
numéroter et les interpréter. En janvier
2005, j'ai fait ça 60 000 fois ! Puis le
projet a été accepté à l'université de Berne
de façon tout à fait officielle. On a fait
aussi d'autres expériences avec des
graines de petit pois traitées par le mouvement
eurythmique du B et celui du L :
traitées sèches, traitées dans l'eau, et traitées
seulement en cours de croissance
dans le pot. Elles ont toutes réagi et autant
les B que les L ont donné beaucoup plus
de fruits que les plantes témoin ! Avec
d'énormes différences dans les formes
des feuilles.

M. B : Et les résultats ont été publiés
dans une revue scientifique ?
T. B : Non pas encore, c'est beaucoup
trop tôt. Un premier résultat va peut-être
voir le jour dans "Merkurstab" une publication
allemande pour médecins d'orientation
anthroposophique. C'est en cours
de discussion avec les médecins. La première
année de recherche à l'université de
Berne, on a établi le fait de façon absolument
indiscutable. Cela a été un travail
quantitatif. L'expérience a été répétée un
grand nombre de fois, mesurée objectivement.
La deuxième année, on s'est aperçu
que l'on s'éloignait du vivant, que ce soit
des plantes ou de l'eurythmie. On a décidé
de faire une étude qualitative sur différentes
plantes. On a été invité à faire des
conférences dans différents milieux
comme à la Chemische Industrie de Bâle.
C'est un colosse dans le domaine de la
chimie. Il a suffi de montrer les plantes.
J’avais un quart d'heure pour parler
d'elles, de l'eurythmie et de notre projet.
C'était incroyable ! Sur 60 personnes, il y
en a plus de la moitié qui ont montrées un
intérêt brûlant, qui m'ont donné leur
carte… On a aussi fait une expérience
avec Iscador (médicament d’orientation
anthroposophique à base de gui pour lutter
contre le cancer) dans des ampoules
en verre. Le produit réagit d'une façon
extraordinaire au mouvement eurythmique
à tel point que le laboratoire a
décidé d'intensifier les recherches dans ce
domaine. J'ai aussi invité des amis à goûter
mes pots de cresson : ils ont tous un
goût différent. Le cresson B est beaucoup
plus âcre et épicé que le cresson L. Je
suis en contact aussi avec une personne
qui n'est pas une eurythmiste et qui fait
des expériences depuis plusieurs années
avec des légumes qu'elle traite par l'eurythmie
: la qualité qu'elle obtient se
transmet d'une génération à l'autre, avec
des nuances quant aux résultats du traitement
eurythmique, sonorités et durée. Il y
a là aussi tout un domaine à explorer.
Chaque variété de plante a ses propres
lois.
(...)
Après, avec les pots, j'ai essayé l'eurythmie
avec beaucoup de fantaisie autour
des pots, avec les pots, etc. Chaque jour 5
minutes chacun. Elles ont commencé à
germer, sauf le L. Rien. J'avais beaucoup
d'espoir avec le L, le son de l'eau.
Dommage. Peut-être la graine était-elle
morte. J'ai creusé pour voir. J'ai vu la
graine, énorme, pleine d'eau, remplie
comme un réservoir. J'ai vite rebouché et
j'ai pensé : c'est le geste du L : d'abord
créer un espace intérieur avant de sortir à
l'extérieur. J'étais vraiment étonnée de
voir que les plantes dans leur forme montraient
le geste de l'eurythmie avec lequel
elles avaient été traitées. La plante L en
grandissant avait des entre noeuds entre
les feuilles presque 2 fois plus grandes
que les autres. Et elle a vite dépassé les
autres. Au bout de 20 centimètres on
pouvait voir les
différences entre
les plantes. Les
enfants ont fait
chaque jour des
observations, sur
la forme des
feuilles… Pour le
B, par exemple,
les feuilles sont
plus ramassées,
déformées, recroquevillées
sur
elles-mêmes. Le
B, en eurythmie,
c'est la force qui
concentre de la
périphérie vers le
centre. Les
feuilles étaient
plus larges et plus
rondes que les
autres. Pour le R,
la couleur était plus claire, et au bout de 3
à 4 semaines, une petite araignée s'est
mise là et a entouré la plante de sa toile.
Le plus fou, c'est que les autres plantes
étaient à 10 centimètres et que c'est cellelà
qu'elle a choisie. La plante est devenue
malade. Pour la plante S, on a vu la différence
quand les vrilles ont poussé. Elles
étaient 2 fois plus grandes que les autres.
J'ai été très impressionnée de voir que les
plantes réagissaient de façon ciblée, intelligente,
aux mouvements de l'eurythmie.

M. B : Et tu as montré tes pots ?
T. B : Depuis six années, je fais partie
d'un groupe qui se rencontre chaque mois
pour étudier la question de l'éthérique. Il
est constitué surtout de scientifiques, de
biologistes, de physiciens des fluides,
d'un mathématicien, qui s'intéressent à
cette question du point de vue de l’anthroposophie.
Je suis la seule femme du
groupe et j'ai été invitée comme eurythmiste.
Jusqu'à présent, le groupe a recherché
dans les écrits de Rudolf Steiner ce
qu'il en avait dit et en a fait une compilation
d'étude. Un jour, je suis arrivée avec
mes quatre pots en disant : aujourd'hui,
on va faire quelque chose de pratique. Je
n'ai rien dit sur ce que j'avais fait avec les
pots. Ce qui m'a impressionné, c'est que
chacun avec ses dispositions décrivait en
réalité les sonorités eurythmiques. Quand
je leur ai tout raconté, ça les a réveillés !
Dans le groupe, il y a un physicien,
Stephan Baumgartner, on porte le même
nom, mais on n’est pas du tout de la même
famille ! Il travaille à moitié à l'Université
de Berne, au KIKOM et au centre de
recherche pharmaceutique sur le cancer
HISCIA à Arlesheim. On a pris une année
et demi pour préparer le projet à HISCIA
avant de le présenter à l'université de
Berne. Là j'ai appris la méthodologie
scientifique appliquée au centre HISCIA.
On a commencé avec les graines de cresson.
C'était un travail de pionnier, et j'ai
dû tout inventer. J'ai cousu des petits sacs
de gaze dans lequel j'ai mis 10 à 15
grammes de graines. Et les questions sont
apparues tout de suite : combien de temps
traiter les graines, à quel endroit, l'influence
des constellations, etc. Il a fallu
régler tous ces détails avant de présenter
le projet à l'université de Berne. Les
résultats étaient là : l'expérience était
reproductible.

M. B : Peux-tu nous décrire le genre d'expériences
que tu as faites dans cet institut
?
T. B : Par exemple au laboratoire HISCIA,
ils travaillent beaucoup avec les
influences des constellations, surtout
celles de la lune. (...)
(...) les sonorités eurythmiques
sont des êtres vivants réels avec lesquels
je peux développer une sensibilité : comment
je perçois la plante que j'ai devant
moi, comment j'utilise le mouvement et
comment la sonorité peut se lier à ce
mouvement. Et je peux me laisser guider
par cet être Sonorité Eurythmique pour
collaborer à un travail avec le végétal.

M. B : Il y aurait beaucoup à faire pour
créer de nouvelles variétés de plante sans
manipuler les gênes, en respectant les lois
de la nature.
T. B : Il y a une indication de
Rudolf Steiner dans le Cours aux agriculteurs
pour créer de nouvelles variétés
de céréales à partir de graminées sauvages.
Le blé devra être remplacé par
une autre espèce. À notre époque il y a
de plus en plus d'intolérance au blé ! Je
suis en contact avec un sélectionneur de
céréales, Peter Kunz, qui travaille dans
ce sens et qui a déjà des résultats
concrets. On peut cuire la nouvelle
céréale ! Tu vois, ça part dans tous les
sens et je suis en train de fonder un institut
pour former d'autres personnes,
eurythmistes ou non. J'ai demandé à mes
enfants de traiter des plantes chaque jour
en leur promettant de l'argent de poche,
et le résultat a été éblouissant. Il faut
juste leur donner les bonnes indications
pour cette tâche spécifique. J’ai demandé
à une juriste de m'aider à créer cet institut,
cette jeune femme dont je t'ai parlé
au début et qui est devenue avocate. Il y
a une douzaine de projets en cours en
partenariat avec l'Université de Berne,
avec le FIBL en Suisse, avec le semencier
Marius Hörner… Le moment est
venu non seulement de récolter ou moissonner
les fruits de la nature mais d'utiliser
un instrumentarium eurythmique
pour se renforcer et pour créer en partenariat
avec la nature. La nourriture peut
avoir un effet de santé préventif, comme
les mouvements d'eurythmie. Je pense
qu'il est important de ne pas s'asseoir sur
nos résultats de façon égoïste, mais de
voir quels sont les besoins autour de
nous. Notre institut a deux domaines
d'activité : la recherche fondamentale sur
le vivant - Il y a aussi la possibilité de
dynamiser l'eau de façon eurythmique et
d’en traiter les plantes. L'eau va être un
thème central. Et la formation en eurythmie
pour les personnes qui veulent agir
dans ce sens. Et tous les projets en cours
pour lesquels des personnes se sont engagées
concrètement : l'alimentation avec
la création d'une nouvelle pomme de
terre à partir de la racine de yams… Et
l'autre aspect est l'art. L'institut s'appellera
ARTENOVA, institut d'eurythmie
pour la recherche et l'art. Il y a un
ensemble d'eurythmie d'adolescents qui
fonctionne déjà depuis un an et demi.
J'aimerai aussi y intégrer l'aspect thérapeutique
et un ensemble pour les plus
petits.
M. B : Je te remercie pour ces informations
précieuses et je souhaite une longue
vie à ARTENOVA.
Contact pour information :
marc.belbeoch@worldonline.fr
 BIODYNAMIS - N° 57 PRINTEMPS 200

Publié dans forces de vie

Commenter cet article